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Réponses à des membres du Conseil Scientifique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
En déposant à la dernière minute, une liste au conseil scientifique, je n'imaginais que presque trois mois plus tard, une autre campagne électorale battrait son plein..
 
Et pourtant, ces dernières semaines ont révèlé à quel point il était nécessaire de s'interroger sur l'avenir de notre université au moment de s'engager dans une nouvelle époque..
 
Le 19 mars, cédant à la tentation, je me suis lancé dans une campagne électorale dont je ne savais pas qu'elle serait loin d'être achevée trois mois plus tard. Après les résultats encourageants au conseil scientifique, il fallait poursuivre les confrontations dans le cadre de l'élection à la présidence puisqu'aucune coalition stable ne semblait pouvoir obtenir une majorité sur un programme cohérent au CA.
Depuis des rencontres, et des échanges, avec les élus des conseils, mais aussi avec les représentants du personnels comme avec les organisations étudiantes m'ont convaincu que l'aspiration à une vie démocratique était largement répandue à UT1 et que ne manquait que l'expression des projets pour devenir une réalité.. difficile, mouvante, fragile, mais ô combien enthousiasmante, car attendu depuis si longtemps! 
Poursuivons donc le débat!
et pour l'heure voici les réponses aux questions adressées par des élus du CS aux quatre candidats ..
 
 

Questions (de membres) du Conseil Scientifique – Réponses Alain Alcouffe

1)  Comment envisagez-vous la politique scientifique de notre université ? (une réponse générale, relativement brève, peut convenir)

La place de la recherche s’est considérablement modifiée au cours des dernières décennies dans le cadre général de la société de la connaissance mais tout particulièrement dans les universités. Grâce au dépassement en cours des multiples dichotomies observées en France, (universités versus grandes écoles, enseignement supérieur versus organismes de recherche), il apparait plus clairement que la recherche est au cœur des missions de l’université. Il n’y a pas d’université sans recherche, pas de formation universitaire sans irrigation par la recherche. Le rayonnement d’une université s’appuie sur les qualités indissociables de sa recherche et de ses formations. C'est parce que les enseignants-chercheurs sont impliqués au quotidien dans la recherche de haut niveau qu'ils peuvent transmettre aux étudiants non seulement des savoirs mais également la créativité, les questionnements et la rigueur qui doivent être la marque de l'enseignement universitaire. C’est en s'efforçant aussi de faire partager les avancées majeures de la recherche, de proposer des éléments de réponse aux interrogations des citoyens, de développer des applications améliorant la vie de tous que l’Université prend toute sa place dans la société.

Mais la recherche aujourd’hui n’est plus l’affaire de savants isolés, mais de plus en plus d’équipes qui doivent atteindre la « masse critique » pour donner leurs meilleurs résultats. C’est pourquoi la politique scientifique sera définie, de façon partagée par l’équipe présidentielle, le Conseil Scientifique et les directeurs d’équipes ou de réseaux. Chacun sait en France et à l’étranger qu’a grandi au sein de l’université des sciences sociales une des toutes premières équipes mondiales en économie. Une politique scientifique responsable passe naturellement par un engagement pérenne de soutien en moyens financiers, humains, techniques et immobiliers à ce pôle d’excellence.

Même si notre université relève principalement d’un seul grand domaine, (droit, économie, gestion), elle n’en est pas moins « pluridisciplinaire » et cette diversité intellectuelle et disciplinaire doit être confortée et l’université doit accompagner les équipes correctement évaluées scientifiquement afin qu’elles progressent pour atteindre le meilleur niveau possible.

Il apparait clairement dans le domaine du droit à travers d’une part la création de l’IFR et d’autre part la création d’équipes sur des domaines spécifiques qu’un mouvement est de restructuration est en cours. En liaison avec les grands organismes, dont la politique est parfois difficile à lire, l’université pourra accompagner les restructurations qui apparaitraient indispensables en s’inspirant du modèle des « formations de recherche en évolution » (FRE) et en soutenant les « jeunes équipes » dès lors qu’elles auront témoigné de leur volonté d’émerger scientifiquement.

Le rattachement secondaire de l’IRIT à UT1 est un exemple qui doit être développé pour offrir un cadre de travail satisfaisant aux chercheurs ne relevant pas des grands secteurs de l’université et dont il faut accepter que les activités de recherche puissent se réaliser pour l’essentiel dans des équipes rattachées à d’autres universités ou dans des réseaux relevant de plusieurs universités.

Pour conclure, une des préoccupations fortes de la politique proposée vise à prévenir la « ségrégation » entre les enseignants chercheurs que la modulation des services pourraient entrainer entre ceux  qui ne feraient plus que de la recherche et ceux qui ne feraient plus que l’enseignement ou des tâches collectives de gestion. La gestion des carrières qui relèvera de plus en plus des établissements ne doit pas conduire, sur un principe  de vases communicants entre collègues, à faire apparaître l’enseignement comme la punition envers les « mauvais » chercheurs.

2) Sur quels sujets comptez-vous solliciter l'avis du Conseil Scientifique, et quelle sera la portée des avis de ce dernier ?

C’est l’article 8 de la loi LRU qui définit les missions du CS. Il est consulté sur les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique, ainsi que sur la répartition des crédits de recherche. Le CS peut émettre des vœux et assure la liaison entre l’enseignement et la recherche. Réuni en formation restreinte aux enseignants-chercheurs, il donne un avis sur les mutations des enseignants-chercheurs, sur l’intégration des fonctionnaires des autres corps dans le corps des enseignants-chercheurs, sur la titularisation des maîtres de conférences stagiaires et sur le recrutement ou le renouvellement des attachés temporaires d’enseignement et de recherche.

Il est apparu immédiatement qu’aucune compétence particulière n’était attribuée au CS en ce qui concerne les promotions or il est évident que la gestion des carrières constitue un levier fort de toute politique scientifique. C’est pourquoi il convient que le CA demande l’avis du CS. En cas de désaccord, nous suggérons la réunion d’une commission mixte pour examiner les différends (navette type sénat assemblée nationale).

Plus généralement, je suis partisan de faire des CEVU et CS de vrais lieux de réflexion et de débats de façon à ce qu’ils puissent donner des avis au CA. Il faut éviter que trop de temps soit passé sur des points techniques sans grand intérêt au détriment des débats fondamentaux sur la politique scientifique, etc. Je suis donc partisan d’une organisation des conseils en commission et de débats pléniers pour adopter ou amender les travaux de ces commissions (modèle du CESR). Certaines de ces commissions pourront être mixtes avec le CEVU dans la mesure de façon à assurer au mieux « la liaison entre l’enseignement et la recherche ».

Je compte aussi réunir le congrès, au moins, une fois par an pour le rapport d’activité du président et en cas de décision importante (contrat quadriennal par exemple) et il me semble indispensable d’y inviter les directeurs d’UFR et le CTPE.

La gouvernance d’une université ne doit pas être un exercice solitaire et je compte au sein du bureau associer pleinement les VP des conseils qui ne doivent pas apparaitre comme des VP de seconde zone, préparer avec eux les ordres du jour des réunions et demander au CS d’élaborer un projet de règlement intérieur et le faire adopter par le CA de sorte qu’une capacité de propositions et d’auto-saisine soit reconnue au CS.

La mise en place d’une base de données bibliographique propre à l’université (ou au PRES) est un préalable à toute évaluation pouvant servir de référence pour les évaluations et l’élaboration de politique scientifiques. Nous avons relevé dans le contrat quadriennal l’existence d’un projet ORJURIS que nous suivrons attentivement s’il existe réellement ou que nous mettrons en place sans tarder s’il est resté dans les limbes.

Dans aucun domaine nous ne pouvons aujourd’hui quelles que soient les critiques qui peuvent leur être adressées d’indicateurs de qualité à base bibliographique. Ces indicateurs ne peuvent  être les mêmes pour tous les domaines. Le nombre de publications/ chercheur /an considéré comme indispensable ou bien les Facteurs d’Impacts synonymes de qualité sont très différents. Cette diversité sera établie et validée par le Conseil Scientifique après discussion avec les Directeurs d’Unités et d’Équipes, mais aussi après avis des Directions Scientifiques des grands organismes de recherche. Nous fournissons en annexe un tableau d’indicateurs pouvant servir de repère pour les évaluations d’équipes (inspiré de celui de l’université de Nice) et une grille individuelle en usage à l’UPS qui – amendée et validée par notre Conseil - devrait servir pour les promotions (qui ne peuvent pas être basées sur les seules performances de recherche).  Celles-ci devraient être décidées sur la base de 2 rapports associant 1 spécialiste de la discipline et 1 représentant d’autres disciplines pour favoriser la comparabilité des évaluations. Ces rapports seront établis sur la base des notices individuelles et des avis des directeurs d’UFR.

Les candidats devraient être avertis clairement des critères du CS de façon à rédiger au mieux leur notice sans être contraint de faire le tour individuel des membres du CS pour solliciter leur attention sur tel ou tel point du dossier (une promotion n’est pas une candidature à l’Académie Française).

Enfin (last but not least !) sous des formes à définir, il me semble nécessaire de constituer sous une forme à préciser une commission réunissant les meilleurs chercheurs de notre établissement (iuf ?/académies ?/cnu ?) pour recueillir leurs avis et en faire bénéficier le conseil.

3) Comment envisagez-vous d'organiser les Comités de Sélection ?

Pour les comités de sélection, nous avons quelques mois pour mettre en place une solution. J’indiquerais simplement quelques lignes de réflexion : il faut concilier le rôle stratégique du CA avec l’expertise (qui est ou n’est pas présente au CS du fait de circonscriptions électorales larges) et le traitement impartial des cas individuels.

Je serais partisan de constituer une liste d’experts par section fine du CNU choisis par les enseignants chercheurs de la section (mêmes conditions de vote que pour le CS). Les comités de sélection seraient formés à partir de cette liste – suffisamment courte pour limiter le pouvoir discrétionnaire du CA – et complétés par des membres proposés par les conseils des UFR ou le CS, ou les équipes de recherche.

Pour fixer le cadre général, je crois que les 5 principes suivant pourraient être discutés et retenus :

  1. Commission élective pour les membres internes à l’établissement.
  2. Durée de mandat pour 4 ans afin d’éviter manœuvres et perte de temps et d’énergie par un renouvellement annuel.
  3. Majorité de membres de la discipline, dans un strict respect de leur identité et de leur appartenance à une section du CNU (adossement à une ou plusieurs des 74 sections du CNU).
  4. Parité A et B pour les commissions de recrutement.
  5. Soumission des membres extérieurs à l’avis de l’ensemble des membres de la discipline et à l’approbation des membres élus des comités de sélection.

Pour la mise en œuvre, je connais bien le fonctionnement des « commissions mixtes » pour les recrutements dans les iut – je trouve cette procédure efficace et bien équilibrée et mutatis mutandis on pourrait imaginer des construire les comités de sélection sur ce modèle qui combine des membres ad hoc choisis en fonction du profil du poste et des membres permanents représentants la section. On sait à travers les iuts que ce système est viable et efficace. Les détails devraient en être discutés par un groupe de travail (directeurs d’UFR, CA, CS et… CEVU ).

4) Comment pensez-vous organiser les moyens de la politique scientifique, et, en premier chef, le Service de la Recherche ?

Il s’agit d’abord de mobiliser largement autour de la politique de recherche.  Comme il a été indiqué plus haut, l’élaboration d’un consensus sur les indicateurs de qualité et la constitution d’une base bibliographique de référence (qui peut être un panel d’indicateurs à partir de WoS, Google scholar, Harzing, etc.). En liaison avec les tutelles, le SCD, la commission IUF, la mise en place de ce tableau de bord de la recherche me parait un point de départ indispensable. Il sera mis en œuvre par le service de la recherche dont ce ne sera pas la seule fonction, mais une fonction importante. Cette réflexion sur les leviers et les moyens de la politique scientifique me parait un préalable au recrutement d’un chef du service de la recherche. Il m’apparait que le profil du poste à pourvoir (sur le site de l’université) relève un peu trop de la catégorie « magicien ».. Il est nécessaire que le conseil scientifique où participent les directeurs d’équipe de recherche reprenne ce dossier et définissent des besoins et les profils des personnels correspondants.

Notre université est petite en terme de nombre de chercheurs, je souhaite par conséquent que l’on réfléchisse aux possibilités d’externaliser certaines fonctions (veille et montage sur les contrats), au partage des tâches entre le SCD et la division de la recherche (pour tout ce qui touche à la tenue à jour des listes de publications, etc..).

Je ne tape pas en touche mais je ne peux pas d’un côté vouloir renforcer le rôle du conseil scientifique et de l’autre côté exposer ex abrupto une division de la recherche « plug and play». L’expérience a montré en plus que ces solutions clés en main ne marchent pas si les usagers (équipes et individus) n’ont pas été associés à leur mise en place.

5) Pensez-vous mettre en œuvre une fondation UT1, et, si oui, de quelle manière ?

Oui – avec prudence et après réflexion.

Je m’explique : il existe une fondation qui occupe une place considérable dans les représentations, à l’extérieur, des fondations liées à une université. Je ne connais pas le contenu des conventions entre cette fondation et l’université. Il me semble donc nécessaire que les différentes instances de pilotage examinent cette relation particulière et décident de la création d’une fondation « en connaissance de cause ». La pire des choses serait de brouiller les images et la communication. En même temps, chacun est conscient que la source de financement que peut représenter une fondation ne peut être réservée à une seule discipline.


Annexe 1 Tableau d’indicateurs pour les évaluations d’équipe

 

Le tableau d’indicateurs suivant inspiré de celui de Nice Sophia Antipolis) pourrait servir de base à la mise en place et au suivi de la politique vis-à-vis des équipes. Dans ce tableau, qui serait soumis à la discussion, l’amendement et l’approbation des différents Conseils, les indicateurs sont hiérarchisés  de la façon suivante :

+++  (essentiel) ; ++ (très important) ; + (important).

 

Type d’indicateur

Math Info Éco Gestion

Droit et autres SHS

Retour d’évaluations par nos tutelles

+++

+++

Nombre publications/chercheur/an

+++

++

Nombre d’ouvrages/chercheur/an

+

+++

Facteur d’impact (moyen des chercheurs de l’unité)

+++

+

Nombre de publiants/nombre de chercheurs

++

++

Nombre d’HDR/nombre de chercheurs

++

++

Projets de recherches soutenus (ANR, Europe, région, …)

++

++

Organisation de colloques nationaux/internationaux

+

++

Pourcentage de recrutements extérieurs

++

++

Pourcentage de thèses soutenues

++

++

Valorisation de la recherche

+

 

Diffusion de l’Information Scientifique

+

+

 





 

Annexe 2

Avancement PR2 vers PR1 ou PR1 vers PRCE

Voir la fiche au format pdf .

 


 
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