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Réponses aux élus du CA, collège B Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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Election


Dans le cas où le 27 juin, jour de l’élection, vous vous retrouviez en 3ième place lors du premier tour, avez-vous une stratégie bien définie pour la suite ?
À cette date, je ne connais précisément ni les projets des autres candidats ni les coalitions susceptibles de se former au sein du CA. Mon ambition est d’aider la formation d’une majorité solide, au sein du CA, autour d’un projet cohérent. Mais je ne doute pas que les administrateurs se réuniront autour d’un projet de sorte que l’élection du président ne résulte pas d’une conjonction aléatoire ou fortuite de bulletins de vote.
Etes-vous prêt à soutenir l’un des deux candidats arrivés en tête ? Avez-vous des conditions pour une alliance éventuelle avec les candidats arrivés en tête ?
Les contours des coalitions sont flous et je ne fais pas de pronostic sur l’ordre d’arrivée des candidats ni sur la capacité des différents candidats à former une majorité stable. Les projets vont, sans doute, s’affiner - vos questions y contribuent - et il sera alors possible de dégager des convergences. En tant qu’outsider, je ne « dispose » d’aucune voix et ne suis pas concerné par la seconde question.

Gouvernance

Qui sera votre 1er vice président(e) ?
Je ne suis pas élu au CA et je n’ai pas été « pressenti » par une majorité organisée ex ante au sein de cette partie du CA qui élit le président. Il s’agit donc d’une candidature spontanée d’outsider. Actuellement plutôt que de répartir les postes, je souhaite parler plutôt de la gouvernance.
UT1 a eu huit présidents, les trois premiers, (des privatistes) avaient choisi des économistes comme premier VP mais les missions de ces trois premiers VP étaient très réduites et le quatrième président (un publiciste) sauf erreur s’est passé de premier VP car cette fonction n’apparait pas dans les textes. La première vice présidence a l’avantage de permettre un partage de la fonction de représentation de l’université mais sa contrepartie est de minorer le poids des trois vice-présidents issus des trois conseils. La loi LRU souligne au contraire l’importance des deux VP CS/Cevu et me semble-t-il, n’interdit pas d’imaginer un VP du CA. Cette vice-présidence émanerait d’un vote de l’ensemble du CA car n’est-il pas étrange de coopter des personnalités extérieures au CA et de ne pas les associer à la désignation d’aucune instance de gouvernance ? L’élection 2008 a fait apparaitre un CA très impliqué et participatif, il serait bon, me semble-t-il qu’il se dote d’un règlement intérieur et pourquoi pas d’un/e vice-président/e. Cela me paraitrait d’autant plus approprié dans l’hypothèse où le président serait un outsider. A défaut ou si ce VP CA déclinait la proposition, cette première vice-présidence pourrait échoir au VP du CS ou du CEVU et à défaut à un/e collègue proposé/e par le président au CA. Aucun des conseils n’a élu son ou sa vice président/e et ne s’est doté d’un règlement intérieur. Cela renforce ma conviction qu’il serait prématuré pour moi de répondre précisément à votre question aujourd’hui.
Quelles missions précises déléguerez-vous à votre 1er vice président(e) ?
L’Angleterre ne possède pas de constitution proprement dite cela ne l’empêche pas d’être une démocratie respectable, mais ses usages sont très codifiés. Notre université a fonctionné bien sans règlement intérieur d’aucun de ses conseils. Il me semble qu’après 40 ans, on pourrait préciser sans dommage certaines règles de fonctionnement et consacrer ou améliorer les usages. Sous cette réserve, ma réponse découle de la précédente et de l’idiosyncrasie de chacun des VPs.
Allez-vous vous entourer de VP d’autres disciplines que la vôtre ? Avez-vous défini les critères que vous utiliserez pour choisir les VP ?
Je ne suis pas partisan d’un bureau pléthorique où les responsabilités seraient très diluées et j’entends ne pas faire jouer de la « figuration » aux VP issus des conseils. Le bureau sera donc complété pour tenir compte des caractéristiques des VPs statutaires et de leur souhait de s’impliquer plus ou moins dans la gouvernance. Il tiendra compte aussi du souci de constituer une majorité cohérente au sein du CA. Ces critères impliquent, bien entendu, que plusieurs disciplines de notre université soient représentées. J’observe que les disciplines elles-mêmes ne sont pas toujours si homogènes qu’il ne soit pas opportun aussi de représenter plusieurs des programmes de recherche qui les composent.
Pouvez-vous nous décrire la composition de votre bureau en termes de missions ? Avez-vous des noms de VP à nous citer ?
Recherche / Enseignement / Ressources humaines / Finances/ Université Numérique / International
Pour les raisons indiquées plus haut, je ne suis pas en position de vous donner tous les noms (mais j’ai pressenti plusieurs personnes dont Farid Gasmi pour l’international – les critères sont évidents si on considère son CV http://idei.fr/doc/cv/gasmi_2006.pdf )
Comptez-vous modifier l’organigramme administratif (resserrement ou division de certains services) ? Comptez-vous créer des nouvelles missions administratives ?
Nous sommes dans une situation difficile du fait des nouvelles compétences (autonomie), du fait du résultat des élections au CA, du fait de la situation personnelle des responsables dans plusieurs secteurs. Dans une de nos universités toulousaines il est sinon de règle au moins fréquent que le nouveau président « change » de SG. Dans la configuration actuelle, je m’interdis d’impliquer les responsables administratifs dans la campagne. Je peux néanmoins répondre qu’il ne m’échappe pas que le budget va changer de nature, que les services centraux sont très concentrés, que les systèmes d’information ont besoin d’être consolidés et que le rôle de chacun a besoin d’être précisé. J’ajouterai volontiers également que la prise en charge du développement durable ne doit pas relever du seul « militantisme ».
Vous engagez-vous à ce que le nom du DSI (Directeur des Systèmes d’Information) soit connu dès le mois de septembre ?
J’ai fait plusieurs points en avril sur ce sujet avec plusieurs des intéressés – je suis ce dossier avec attention – j’avais cru comprendre que le dossier en était à la restitution de l’audit Ernst & Young aux intéressés mais là encore, je crois qu’il serait légitime que l’on élise d’abord le président et après qu’il ait eu plein accès aux dossiers qu’il réponde à cette question (je ne sais pas quelles sont les aspects statutaires et financiers de cette question – je ne suis qu’un outsider !). Par principe, je ne suis pas pour faire trainer indument les dossiers, surtout les plus chauds
Quelle position aura le DSI par rapport au secrétaire général ? Aura-t-il une délégation totale sur les services attachés à sa mission ?
Peut être un préalable ou « en passant » : même autonome, une université, pour moi, n’est pas une entreprise et je me référerais volontiers ici à l’analyse wébérienne de la bureaucratie et à la notion d’éthique professionnelle. C’est pourquoi si je n’ai pas une image négative de la bureaucratie, la hiérarchie n’est pas un carcan et elle peut impliquer de larges délégations et déconcentration. Je ne suis donc pas pour créer des structures parallèles et je crois que le SG doit conserver ses compétences – la mise en œuvre de celles-ci étant à préciser avec les intéressés dans un souci d’efficacité.
Comment voyez-vous l’articulation entre CTP, CEVU, CS et CA ?
Il me semble qu’il faut distinguer CEVU, CS et CA d’une part et CTPE (j’imagine que vous voulez que je parle du  Comité technique paritaire d’établissement (CTPE) institué par la loi)  versus CA et accessoirement autres conseils d’autre part.
Concernant les trois conseils, j’ai proposé de réunir le congrès, au moins, une fois pour le rapport d’activité du président et en cas de décision importante (contrat quadriennal par exemple) il me semble indispensable de l’élargir aux directeurs d’UFR, au CTPE. Plus généralement, je suis partisan de faire des CEVU et CS de vrais lieux de réflexion et de débats de façon à ce qu’ils puissent donner des avis au CA. J’ai dit au cours du précédent CEVU que trop de temps était passé sur des points techniques sans grand intérêt au détriment des débats fondamentaux sur l’enseignement, sur les débouchés, etc. Je suis donc partisan d’une organisation des conseils en commission et de débats pléniers pour adopter ou amender les travaux de ces commissions (modèle du CESR).
Plus spécifiquement, le CTPE relève d’un ordre différent – la démocratie sur le lieu de travail et la représentation syndicale. Sur ce point, je rappellerai simplement que j’ai (co)fondé la première section syndicale (affilié à un syndicat représentatif) dans cette université. Je suis donc favorable à un dialogue avec ce type d’élus. Ils doivent être consultés sur les grandes orientations et ne pas traiter des cas individuels qui relèvent de la Commission paritaire d’établissement (CPE) (pour les personnels biatoss).
On peut regretter qu’il n’y ait pas de prévu d’équivalent pour les personnels enseignants d’autant que le poids des non-titulaires est important. Certaines universités se sont dotées de commissions des personnels enseignants. C’est je crois un chantier important pour les conseils (y compris les conseils d’UFR) (cf. ci-dessous les comités de sélection).
Mettrez-vous en chantier l’élaboration d’un règlement intérieur visant un fonctionnement optimal de ces quatre institutions ?
Oui, oui, oui, oui !
Comment pensez-vous organiser l’articulation entre CA et CS ? En particulier, le CA délèguera-t-il la composition des comités de sélection au CS ? Quel serait le rôle du CS dans les décisions de promotion des professeurs et des MCF ?
Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai dès le mois de mars attiré l’attention sur ce point : la loi donne compétence au CA mais rien n’interdit qu’il demande l’avis du CS et qu’il le suive sauf exception. Celles-ci devront être motivées par le CA [je suis ici adepte du « complain or explain »] et après une navette CA/CS (on peut imaginer une commission mixte pour traiter des cas litigieux).
Pour les comités de sélection, nous avons quelques mois pour mettre en place une solution. J’indiquerais simplement quelques lignes de réflexion : il faut concilier le rôle stratégique du CA avec l’expertise (qui est ou n’est p as présente au CS du fait de circonscriptions électorales larges) et le traitement impartial des cas individuels. Je serais partisan de constituer une liste d’experts par section fine du CNU choisis par les enseignants chercheurs de la section (mêmes conditions de vote que pour le CS). Les comités de sélection seraient formés à partir de cette liste – suffisamment courte pour limiter le pouvoir discrétionnaire du CA – et complétés par des membres proposés par les conseils des UFR ou le CS, ou les équipes de recherche.
Je connais bien le fonctionnement des « commissions mixtes » pour les recrutements dans les iut – je trouve cette procédure efficace et bien équilibrée et mutatis mutandis on pourrait imaginer des construire les comités de sélection sur ce modèle qui combine des membres ad hoc choisis en fonction du profil du poste et des membres permanents représentants la section. On sait à travers les iuts que ce système est viable et efficace. Les détails devraient en être discutés par un groupe de travail (directeurs d’UFR, CA, CS et… CEVU ).

Etes-vous prêt à réserver la constitution d’une partie de l’ordre du jour du CA aux administrateurs ?
Je suis prêt à inscrire dans un règlement intérieur (a) le président doit réunir le CAà la demande de la majorité des administrateurs, (b) le président doit inscrire à l’ordre du jour toute question proposée par une minorité consistante d’administrateurs – (en général, on dit un tiers ) – il me semble qu’il relève d’une bonne gouvernance (a) que la parole des administrateurs soit libre (sous réserve qu’ils laissent les autres parler – d’où le rôle du président pour donner la parole – contrôle du temps) (b) que le CA puisse délibérer valablement (inscription à l’ordre du jour et délibération dans les conditions prévues – délais de 8 jours, quorum, etc.)

Recherche


Comment pensez-vous valoriser la recherche à UT1 ?
J’observerai d’abord que la recherche à UT1 relève d’équipes qui portent des noms divers et qui sont rattachés à différentes entités (cnrs, inra, etc.). La première chose à faire c’est de mettre au travail le conseil scientifique pour dégager, consensuellement, de la somme des initiatives des individus, des disciplines et des équipes le concept de « recherche à UT1 ». Sans aucun doute, la communication sur la ‘recherche à UT1’ est une dimension de ce que j’entends par « valorisation de la recherche » et c’est une dimension plus facile à cerner. C’est pourquoi je me limiterai ici à elle pour l’instant : la CPUT avait élaboré un projet de journal de la recherche de l’université de Toulouse du temps où j’étais directeur du Pôle universitaire. Ce projet ne concernait que les 5 « universités » toulousaines et finalement il a capoté parce qu’un président d’une université a décidé que la recherche ‘scientifique’, c’était exclusivement ce qui se faisait dans son université et que donc il y aurait bien un journal mais le sien. Le Pres pourrait se doter d’un tel journal qui serait distribué tous les trimestres dans les aéoroports, la CCI, etc. etc. Il existe plusieurs devis (suite à un appel d’offres auprès de différentes agences de communication) et une équipe éditoriale est prête depuis 4 ans.. Si j’étais élu, je proposerais au CA du Pres de reprendre rapidement ce projet.
Techniquement il existe aussi sur UT1 différents projets qui avaient été élaborés pour créer une interface valorisation (au sens expertises ou consultance) (maison de la recherche ou de l’entreprise). Je souhaiterai que l’on fasse l’inventaire de ces projets (et des initiatives disciplinaires) et … que l’on se mette au travail !
Que comptez-vous faire pour developper le service de la division de la recherche ?
D’abord réfléchir à ce que l’on entend par politique de la recherche et ce que l’on attend de ce service… Je trouve que le profil du poste à pourvoir relève un peu trop de la catégorie « magicien ».. Il est nécessaire que le conseil scientifique où participent les directeurs d’équipe de recherche reprenne ce dossier et définissent des besoins et les profils des personnels correspondants. Notre université est petite en terme de nombre de chercheurs, je souhaite par conséquent que l’on réfléchisse aux possibilités d’externaliser certaines fonctions (veille et montage sur les contrats), au partage des tâches entre le SCD et la division de la recherche (pour tout ce qui touche à la tenue à jour des listes de publications, etc.. ).
Je ne tape pas en touche mais je ne peux pas d’un côté vouloir renforcer le rôle du conseil scientifique et de l’autre côté exposer ex abrupto une division de la recherche « plug and play ». L’expérience a montré en plus que ces solutions clés en main ne marchent pas si les usagers (équipes et individus) n’ont pas été associés à leur mise en place.
Quels sont selon vous les fondamentaux d’une politique de recrutement dans une logique de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences ? Comment identifier les besoins de l’université et donc les critères de recrutement ? (Places respectives de l’enseignement, de la recherche ; recherches individuelles versus recherche collective ; besoins des laboratoires et/ou équipes d’accueil ?)
Les représentants des sections (élus selon les modalités expliqués plus haut) pourraient utilement procéder à une réflexion sur les stratégies de recrutement. Idéalement, il faudrait que cette commission ait une certaine stablité mais avec un renouvellement par moitié à mi mandat. Des échanges entre ces commissions, les directeurs de labos et les directeurs d’UFR permettraient de réaliser les meilleurs « dosages ». Je ne saurais trop insister sur le côté extrêmement sensible de ce sujet : il ne suffit pas de prévoir les départs à la retraite, il faut définir les critères pour les remplacements car la reproduction à l’identique (même discipline, même profil, etc.) n’est pas nécessairement la meilleure solution (pour l’université) or nous savons que les redéploiements sont toujours très délicats.
Prévoyez-vous une politique de primes pour les chercheurs en fonction des publications scientifiques ?
Ce n’est pas une priorité pour moi mais je suis dans les échelles lettres et je n’ai plus d’enfants à charge. Par contre, j’ai été maître de conférences débutant et sans le second salaire du ménage, nos revenus auraient été ric rac. Je suis contre l’inflation des heures complémentaires et je ne crois pas que l’accroissement des heures de cours soit bénéfiques aux étudiants alors oui je suis pour les jeunes mdc pour l’octroi de primes qui leur évitera de faire des heures sup pour boucler leurs fins de mois mais au détriment de leur recherche, mais je suis aussi pour la prise en compte des tâches de gestion des formations etc – toute la zone grise d’encadrement des étudiants.
Etes-vous favorable au développement de la recherche interdisciplinaire ? Si oui, comment la développer ? Prévoyez-vous une pépinière de chercheurs avec tous les M2 de toutes les disciplines rassemblées dans des locaux voisins ?
Quand nous aurons un journal de la recherche de bon niveau informant sur les recherches, ou une classification efficace, et des archives ouvertes, il me semble que les (préoccupations) recherches communes à plusieurs disciplines pourront apparaitre à travers les mots clés communs, les références partagées etc.. Pour les développer, outre les moyens déjà évoqués, je suis favorable à des colloques interdisciplinaires, le financement de projets interdisciplinaires. Je sais le discrédit du « pluridisciplinaire » mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre..
Pour la pépinière, je ne suis pas sûr de bien voir de quoi il s’agit mais je suis favorable au développement d’une culture scientifique partagée dans l’université sur nos domaines : il faut que nos économistes sachent ce qui se fait en gestion et en droit, et réciproquement..

Avez-vous déjà réfléchi à une politique de financement des doctorants : « Une bourse pour chaque thésard ! » ?

Je ne connais pas assez le budget de l’université mais je souhaite que l’université cherche des financements à attribuer aux meilleurs étudiants et veille à ce que ceux qui présentent la motivation, les compétences, des projets de qualité puissent travailler dans des conditions décentes.. Je pense, bien sûr, aux fondations, mais la panoplie des financements possibles est large  (le sytème de prêt australien est aussi une piste).. C’est un vaste chantier sur lequel la vice-présidence étudiante, le CEVU, le CS  et le CA devraient travailler ensemble. Il concerne aussi l’ensemble des personnels via les nouveaux emplois..  Il est urgent d’améliorer le dialogue social et de mettre en place les instances appropriées pour avancer sur ce chantier !

Enseignement


L’idée générale du plan licence est de lutter contre l’échec et d’asseoir les connaissances disciplinaires acquises par chaque étudiant, lors des trois années, sur des compétences indispensables à une bonne insertion professionnelle. Que comptez-vous faire dans ce sens ?
Si vous me le permettez je souhaiterais vous renvoyer ici au chapitre 4 de mon projet « Ut1 autrement ». Il est intitulé « relever les défis de l’université de masse » et détaille longuement les pistes que je souhaite voir explorées à UT1.
Etes-vous favorable à une sélection des étudiants à UT1 dans les premières années (à la fin de la première année par exemple) ? Comment pourrait se mettre en place cette sélection ?
Non à la sélection – par contre oui, à une politique de recrutement ciblé sur la qualité des étudiants étrangers (et non primo-entrants à UT1) et bourses aux mérites universitaires. Là encore je traite longuement de ces questions dans mon projet.
Quelles propositions concrètes faites-vous pour mener (ou non) le grand chantier de l’évaluation de l’enseignement ?
Le suivi des étudiants est un prérequis. L’évaluation de l’enseignement dans une filière doit prendre en compte le niveau à l’entrée et à la sortie, les objectifs assignés, etc. Elle doit inclure ces éléments objectifs et les examens et faire une place modérée à l’évaluation subjective des enseignés. Celle-ci peut être fournie anonymement mais un debriefing avec le responsable de la filière, l’enseignant et les enseignés doit être organisé.
Êtes-vous favorable à une évaluation des enseignants ?
Modérément ! Si c’est par les étudiants, comme on l’a vu dans certaines filières, cela ne me semble pas souhaitable. Par contre, l’idée d’une évaluation individuelle de temps en temps avec le responsable de la filière ne me choque pas, mais il faut une formation et un encadrement strict de la méthodologie utilisée et des compétences de l’évaluateur, surtout s’il s’agit éventuellement de négocier un équilibre différent entre enseignement, recherche, charges d’animation d’équipes et d’accompagnement d’étudiants.. En tous les cas, je ne préconiserai pas cela sans un bilan des bonnes pratiques dans la matière (1), l’appui des enseignants du CA (2), l’avis du CEVU (3), l’aval du CPE (4). Mais c’est une idée ! à creuser !
Quel usage pensez-vous qu’il faudra faire de ces évaluations ?
Dégager les bonnes pratiques et les diffuser (une once d’incitation est concevable)
Quelles réponses pensez-vous apporter aux inquiétudes des étudiants quant à leur degré « d'employabilité » face à des candidats mieux armés qu'eux par leur mobilité et leur maîtrise des langues ?
La règle doit être de connaitre au moins l’anglais et donc de travailler aussitôt que possible sur des textes en anglais et de communiquer dans les matières en anglais (ou au moins en globish). Des exceptions et des filières purement francophones sont concevables pour les étudiants ayant déjà la maitrise d’une autre langue. Mais il nous faut vraiment nous retrousser les manches : combien de filières ont-elles mises en place un « supplément au diplôme » en anglais ? Comment convaincrons-nous les étudiants qu’ils doivent faire des efforts si les EC ne donnent pas l’exemple d’une maitrise des langues étrangères et ne montrent pas la voie (publications et références en anglais). Je connais les efforts déployés par le département de langue pour améliorer la situation et je compte sur le CA pour prendre sérieusement ses propositions en compte. (L’anglais est aujourd’hui la langue dominante mais la maîtrise d’autres langues est aussi recommandable et doit être valorisée – je pense notamment à l’allemand (EADS oblige même si l’anglais y est la langue de travail), l’espagnol, l’arabe, le chinois ou le japonais)
Quelle place comptez-vous donner au service des Relations Internationales ?
Sous réserve d’inventaire, nous n’avons pas le service des RI correspondant au % d’étudiants étrangers dans l’université ni à la mobilité de nos étudiants ni à celle de nos EC. Permettez moi là encore de dire que j’ai mis beaucoup d’énergie à travailler avec la commission RI du Pôle universitaire – j’ai été scandalisé de la place des RI dans certaines universités mais je pense que nous nous trompons d’échelle et que nous devons intégrer l’idée qu’il n’y a pas de formation sans dimension internationale pour nos étudiants et également pour les EC..
On peut espérer que le Pres en soit conscient mais cela n’empêche pas de développer de bonnes pratiques par nous-mêmes.
Peut-on envisager des cours magistraux pour des groupes de taille plus réduite ? En clair, faut-il engager des moyens supplémentaires pour augmenter le nombre de groupes dans certains cours magistraux particulièrement importants de telle sorte que le nombre des étudiants dans chacun des amphis soit plus faible ?
Personnellement je ne crois pas à l’efficacité de la démultiplication des CM. Par contre je suis pour conserver certains cours magistraux, les mettre à disposition (cassette vhs ou autres podcast). Je crois qu’on doit réduire le nombre des CM au profit des livres, des td et autres travaux en petits groupes. Mais je compte soumettre ces idées au Cevu qui doit formuler un avis et éclairer non seulement le président mais aussi le CA !

L’université peut désormais moduler le service des enseignants-chercheurs. Sur quelle base un enseignant-chercheur pourra-t-il obtenir une décharge de cours ?
Je suis pour une grille d’évaluation des charges d’enseignement qui aille au-delà du présentiel. Sur cette base là des décharges peuvent être accordés (responsabilités administratives, rédaction de td, de manuels, publications d’articles).

Financier


Seriez-vous d’accord pour mensualiser les vacataires ?
oui
Etes-vous prêt à lancer un chantier de réflexion pour rendre les paiements et les remboursements (missions, prestations extérieures, etc.) plus rapides ?
oui
Que pensez-vous faire concernant la gestion des primes administratives ou autres ?
Elles relèvent du CA ou je ne comprends pas la question.

Divers


Pensez-vous que les compétences de tous les agents de l’université soient utilisées de façon optimale ? Si non, quels leviers utiliser dans ce sens ?
Je pense que les compétences ne sont pas un inné dont disposeraient les agents et que l’université utiliserait plus ou moins bien. Il me semble que les agents ont des trajectoires (des carrières plus ou moins longues) et que l’université doit constamment ajuster besoins et attentes par un système d’incitation approprié tenant compte de leurs trajectoires. Cette gestion des carrières et éventuellement la mobilité au sein du service public permettraient d’optimiser l’utilisation de compétences constamment maintenues et améliorées par la formation continue. J’ai étudié notamment chez Aoki le système japonais de gestion des carrières (qui devrait tenir compte du caractère collectif du travail). je crois que nous avons pas mal de progrès à faire dans ce domaine. Il y a là du grain à moudre pour le SG, un éventuel DRH et/ou VP Ressources humaines et le CPE.
Quelle stratégie universitaire prôner  à l’égard des établissements privés, notamment des écoles de commerce ? Relations de complémentarité, de concurrence ? Les partenariats sont-ils envisageables ?
Un livre de base de mon master est Co-opetition (Adam Brandenburger et Barry Nalebuff). Je crois que ces principes sont utiles – L’ESCT existe, les personnels de l’ESCT sont des EC (de plus en plus), certains enseignants d’UT1 y enseignent – je suis pour la coopération car le progrès des connaissances profite à tout le monde. Il faut donc discuter franchement de qui gagne quoi – il faut aussi être vigilant. A titre personnel, j’ai siégé au conseil scientifique de l’ESCT et je pense que le directeur scientifique et le directeur de l’ESCT comme le président de leur conseil d’administration (A. Costes) sont ouverts à un encadrement de la coopération et de la concurrence mutuellement profitables.
Quelles sont selon vous les opportunités du PRES ?
Je crois beaucoup au potentiel de la mutualisation dans différents domaines (communication sur l’offre d’enseignement, accueil et orientation des étudiants, mobilité, échanges d’ECTS, mobilité des personnels, accueil des chercheurs étrangers et université numérique, presses universitaires..). Je suis partisan de rattacher au  PRES tous les services interuniversitaires. Je crois aussi qu’il y a un sentiment d’appartenance à l’université de Toulouse (doctorats, sports, etc.). Je peux témoigner que dans les services des universités, il y a souvent une réelle valeur ajoutée à des rencontres interétablissements qui permettent la méthode ouverte de coordination (malgré l’ironie ou les critiques souverainistes « La méthode ouverte de coordination européenne: ‘En attendant Godot’? » Théodore Georgopoulos Revue de recherche juridique), je crois qu’il y a un vrai plus dans les échanges de bonnes pratiques et cela améliorent la formation, les compétences et les pratiques des Biatoss. En même temps il ne faut pas que le PRES devienne un « étage » supplémentaire de bureaucratie (chacun sait bien que dans les étagères, les étages les plus élevés sont ceux qui servent le moins).
Votre positionnement face au RTRA ?

Le RTRA est incontournable – c’est une chance pour l’université d’être tirée vers le haut. J’observe que le RTRA est exceptionnel dans notre paysage mais il existe de nombreuses universités (même à Toulouse) dans lesquelles un labo est plus puissant que le reste de « l’université » ou que les labos sont plus puissants que l’université. A mon sens, cela ne pose aucun problème sauf parfois à l’ego de tel ou tel président. Le président a une compétence générale vis-à-vis de l’ensemble des missions de l’université, le RTRA est orienté recherche dans un domaine. Le président dirige l’université et promeut toutes ses composantes. Dans le paysage d’UT1, le président a besoin d’une majorité au CA et d’une bonne entente avec le RTRA. La majorité comme l’entente se construisent chaque jour dans l’action.

Quel usage faire de la manne financière apportée par l’opération Campus ? L’université s’est-elle liée par des engagements sur certains projets ? S’il existe une marge de manœuvre, quel grand projet privilégiez-vous ?
J’ai consulté le projet grâce à l’obligeance du CA du  PRES, je ne pense pas que nous ayons beaucoup de marge mais si marge il y a, je privilégierais la crèche.
Que pensez-vous du recrutement de professeurs par le biais du concours dit « de la voie longue » ? S’agit-il d’un mode pertinent de promotion des maîtres de conférences ? Y-en-t-il d’autres ?
J’ai été farouchement hostile au concours voie externe, il est limité aujourd’hui à 50% et c’est beaucoup trop. Je suis partisan de procédures de droit commun (liste d’aptitude nationale). Pour toutes les promotions je suis partisan de tenir compte de toutes les facettes des activités des EC. Cela signifie que si les mérites sont les plus importants sur certaines, aucune ne doit être négligée systématiquement et pour de longues périodes négligées (que ce soit la recherche ou l’enseignement). Mais c’est un vaste débat et nous devrons aussi étudier les possibilités de repyramidage à travers la loi LRU.
Quelle est votre position face aux possibilités accrues de recours à des contrats à durée déterminée ?
Je sais le pari que représente un recrutement une fois pour toute d’un candidat qui n’a jamais enseigné et dont on n’est pas sûr que la recherche soit autre chose qu’un exercice. Je ne suis donc pas fondamentalement hostile au système du tenure track. A présent, aux Etats-Unis mêmes, la tenure et le tenure track sont remis en question mais, pour l’instant, je ne suis pas convaincu. Et entre le pari sur l’éthique professionnelle et le pay per performance des EC je privilégie le premier.

Toulouse, jeudi 12 juin 2008 – 11 h
A. Alcouffe

 
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