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Chapitre 2 : Les relations recherche - enseignement

La politique scientifique de l’établissement doit soutenir les pôles d’excellence tout en favorisant l’émergence de nouvelles équipes et en permettant des conditions de recherche satisfaisantes aux laboratoires pluridisciplinaires accueillant des chercheurs ne relevant pas des grands secteurs de l’université. Ces préoccupations doivent se retrouver dans les critères d'attribution des crédits de recherche globalisés (les dotations n’étant plus attribuées par le Ministère laboratoire par laboratoire).
 La politique de recherche – une compétence partagée entre le CA et le CS
Il appartient au CA et au CS
  • ➢    de définir des mesures de soutien aux équipes de recherche qui candidateront aux différents programmes de financement, d’aider les équipes dont l’expertise a révélé la fragilité à surmonter leurs difficultés
  • ➢    de veiller à l’intégration des nouveaux enseignants-chercheurs et de fournir des incitations (primes, carrières) favorisant une implication satisfaisante dans l’ensemble des tâches individuelles et collectives
  • ➢    de favoriser les relations et projets entre écoles doctorales,  laboratoires et disciplines, par la mise en place d’instances de concertation avec les directeurs de laboratoire et les responsables de formation
  • ➢    de tirer le meilleur parti de notre pluridisciplinarité
  • Après quarante ans, les synergies entre les disciplines dans la définition de parcours de formation sont loin d’être exploitées de façon optimale et on peut même se demander parfois si on n’assiste pas à une régression – le juriste moyen connaît-il aujourd’hui autant d’économie qu’il y a 40 ans ? La question se pose de même pour l’économiste vis-à-vis du droit. Si l’université de Chicago est une fabrique de prix Nobel d’économie – n’est-ce pas parce qu’il y a une fertilisation croisée avec l’University of Chicago Law School qui accueille en son sein R. Coase (un économiste) ? – est-il inconcevable que nous, économistes, contribuions à RIDE ou à l’European Journal of Law and Economics ?
  • Est-il logique qu’en même temps nous sacrifions ce qui a marché depuis des décennies (économie et droit du travail) ?
  • ➢    de développer les liens avec les organismes de recherche (CNRS, INRA, ONERA…) et de concertation (CNRT) partout où cette démarche est pertinente (École doctorale aéronautique et espace)
  • ➢    d’assurer un suivi des activités par le Conseil Scientifique et une représentation effective et régulière dans le Conseil scientifique de l'Université mais aussi dans toutes les instances de la Recherche du PRES et de la Région (Maison des sciences de l’homme, PRES, CCRDT)
  • ➢    de veiller à la valorisation de la recherche et à fournir les moyens appropriés pour la délégation à la recherche 
  • L’université a entrepris de recruter son Responsable administratif du service de la recherche (le descriptif du poste fait appel à des compétences dont on peut douter qu’elles soient faciles à réunir). N’aurait il pas fallu remettre à plat le fonctionnement de la division recherche et de distinguer les tâches qui devaient être remplies au niveau de l’université et celles qui devaient l’être au niveau des écoles doctorales ou au niveau des équipes de recherche en examinant aussi celles qui devaient être mutualisées au niveau du PRES (ou de SAIC), voire externalisées ?
Les recrutements et les promotions
Enfin le CS doit donner un avis sur les évaluations du personnel enseignant. Il s’agit d’un point particulièrement sensible : dans le système de promotion des professeurs d’université, avec un corps stationnaire ou en légère décroissance, les promotions à des âges très précoces ont pour effet mécanique de bloquer les carrières d’une grande masse des collègues rendant de plus en plus difficile le passage à la première classe et rendant effectivement "exceptionnel " le passage à la classe exceptionnelle .
Il convient de trouver, avec un souci d’équité et dans la plus grande transparence, le bon arbitrage entre, d’une part, des promotions à l'ancienneté pour tous qui améliorent les relations interpersonnelles et dédramatisent les choix mais qui ne sont pas très incitatives et d’autre part, un système basé sur le "mérite". Pour cela nous chercherons des critères qui prennent en compte les différentes facettes des tâches des enseignants chercheurs et qui ne soient pas la simple réplique de ceux du CNU.
L’évaluation locale a une supériorité sur l’évaluation par un organe comme le CNU pour tout ce qui concerne la transmission des connaissances et l’administration des formations. Nous proposerons pour cela que les dossiers soient examinés par des rapporteurs qui facilitent les comparaisons interdisciplinaires. Après de multiples avatars, le système qui s’était développé autour d’initiatives isolées ou collectives (les DESS) mais qui a conservé beaucoup de ses traits sous la forme des masters a introduit une relation très forte entre ces formations et leurs responsables. Le succès (tant recherche que professionnel) dépend de l’implication de leur(s) responsable(s), de leur capital social qui tient autant à leur réputation scientifique qu’à leur souci de valorisation des connaissances, de prises en compte de la demande sociale. C’est cette implication souvent chronophage pour former des diplômés qui combinent maîtrise d’un domaine de connaissance et employabilité qui a permis à l’université de relever les défis de l’université de masse.
Depuis une dizaine d’années, de multiples tentatives de prises en compte de ces aspects de nos métiers ont été proposées (rapports Espéret (2001), Belloc (2003)) . Dans l’état actuel des évaluations et de la gestion des carrières partagée entre le niveau national (CNU) et local, cette évaluation doit à la fois tenir compte de la position relative des intéressés dans la discipline et de leur contribution à l’établissement. Nous pensons que les multiples dossiers d’habilitation de diplômes, les statistiques de demande d’inscription et les taux de réussite et d’insertion, rapport d’activité sont autant d’éléments qui devraient permettent une évaluation multicritère équilibrée.
 
 
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