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Introduction : programme Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

UT1 – autrement

Les élections du 1er avril ont connu une participation inusitée qui montre que toutes les parties prenantes sont conscientes de l'importance des enjeux pour notre université. La nouvelle loi dont les différentes modalités d'application sont encore à peine connues (le décret sur les comités de sélection vient juste de paraître) vise à doter l’université d’une gouvernance forte et à la rassembler autour d'un projet. Dans notre établissement il n'y avait pas de coordination entre les listes des différents collèges permettant de dégager de façon claire les contours d'un projet et d'une équipe présidentielle. Le législateur a prévu que le CA pouvait choisir son président en dehors de son sein. La loi d’ailleurs permet en l’état actuel, de concevoir divers types de relations entre l'équipe présidentielle et le CA. Rien n'interdit que des administrateurs soient investis de missions particulières (vice-présidence par exemple) mais on peut aussi imaginer un CA qui se consacre au contrôle de l'équipe exécutive (c'est particulièrement vrai pour les administrateurs étudiants qui peuvent se cantonner à une fonction tribunitienne ou prendre part à l'administration).
L'université a occupé une grande part de ma vie et je continue à m'intéresser à son avenir. C'est pourquoi j'ai décidé de déposer ma candidature. L'idiosyncrasie est certes importante dans le choix des hommes ou des femmes et c'est la sagesse qui commande le vote à bulletins secrets dans les sujets personnels néanmoins je crois qu'au stade où nous nous trouvons dans le processus de désignation une réflexion préalable sur les projets est indispensable pour constituer une majorité d'adhésion susceptible de mobiliser les énergies.

La gouvernance.

La loi LRU en imposant un CA resserré et renforcé modifie l’équilibre des pouvoirs entre les conseils tandis que la suppression des commissions de spécialistes fait disparaitre l’instance représentative des sections (disciplines) (sauf pour celles qui se retrouvent dans nos départements). Il importe de mettre en place les nouvelles instances de façon à renforcer l’efficacité d’ensemble comme l’implication des parties prenantes sans laquelle toute réforme reste lettre morte et de faire en sorte que tous les conseils puissent jouer pleinement leur rôle.
C’est d’abord le cas pour le CEVU. De nouvelles missions (insertion professionnelle et emploi) sont imparties aux universités tandis que la loi prévoit la désignation d’un vice président étudiant en son sein. Le CEVU peut être une instance clé d’une nouvelle gouvernance pourvu que lui soient fournis les conditions et les moyens nécessaires à son fonctionnement. Cela implique à la fois que les nouvelles missions soient prises au sérieux et que les élus disposent des moyens nécessaires pour exercer leur rôle (information, expertises, statut de l’élu).
Concernant le CS, la qualité de la recherche et des enseignements est au cœur d’un projet ambitieux pour notre université et doit être la préoccupation fondamentale du CA. Le projet d’établissement doit s’appuyer sur les travaux de réflexion, d’évaluation et d’orientation du Conseil Scientifique, garant que les mesures générales comme individuelles sont équitables et dictées par l’intérêt de l’établissement.
Pour la participation du plus grand nombre et la qualité de la vie démocratique, le congrès, réunion des membres du CA, du CS, du CEVU et des élus titulaires ou de leurs suppléants du CTP devrait être réuni avec les bureaux des composantes pour la présentation du Rapport d’activité du président, et pendant la préparation du Projet d’établissement. Chaque catégorie de membres du congrès (enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs; BIATOS; étudiants; personnalités extérieures) devrait être réunie au moins une fois par an par le président pour traiter des questions la concernant.

L’articulation entre la recherche et les formations.

Dorénavant tous les M2 sont adossés à des équipes de recherche. C’est dire qu’aujourd’hui la recherche n’est plus une activité annexe de la transmission des connaissances – au contraire, c’est désormais elle qui constitue l’assise fondamentale de l’université moderne. La réputation de notre université, désormais citée en exemple de réussite, repose en grande partie sur la qualité et les succès de son école d’économie. Il y a là une source d’inspiration pour développer un projet ambitieux dans les autres disciplines mais, dans tous les cas, l’instabilité de la délégation à la recherche montre que ces structures doivent être repensées tandis que le soutien à la recherche de l’établissement doit être développé et adapté aux nouvelles conditions (poids relatif des organismes et de l’université, ANR, programmes européens).

L’université de masse

Mais la recherche n’exerce sa capacité d’attraction qu’au niveau des doctorats et, à la limite, au niveau des masters. Il faut donc en même temps relever les deux défis de l’université de masse qui doit accueillir tous les étudiants qui s’adressent à elle mais aussi aménager des parcours pour ceux d’entre eux qui ont vis-à-vis du savoir et de leur propre travail les plus hautes exigences.
Beaucoup d’étudiants s’inscrivent en première année sans projet professionnel, sans connaître l’offre de formation ni les débouchés et sans être préparés au « métier d’étudiant ». Nous proposons que l’université les aide à formuler leur projet professionnel et personnel et passe avec eux un véritable contrat d’accompagnement. Par chance, notre université dispose des compétences et d’une expertise certaine dans la matière (Ove, Suio, Cereq) pour mettre en place une aide efficace à l’insertion professionnelle (Baipe - Bureau d’aide à l’insertion professionnelle et l’emploi).
Le second défi concerne l’accueil des étudiants les plus exigeants : ils doivent trouver toute leur place dans notre université qu’ils arrivent directement après le baccalauréat ou par des entrées obliques.

L’université numérique

Pour relever ces défis (et au premier chef, cette lutte contre l’échec massif - effectif et encore plus perçu), une transformation des méthodes pédagogiques (repenser les équilibres cours magistraux td, organiser des équipes pédagogiques intégrant les moniteurs et les tuteurs que nous pouvons désormais plus facilement recruter parmi les étudiants de M2 voire M1) s’impose. L’université numérique qui va franchir des étapes décisives doit compléter le dispositif d’accompagnement des étudiants et la transformation des méthodes pédagogiques par le déploiement des ENT (Environnement Numérique de Travail) et l’intégration des TICE dans la pédagogie que permettra l’utilisation de la plateforme pédagogique Moodle.

L’université, dans son territoire et dans le village planétaire

Avec 20% d’étudiants étrangers, notre université attire des étudiants du monde entier et ses diplômés, français comme étrangers, occupent des emplois partout dans le monde. Le contrat d’accompagnement que nous proposons aux entrants doit déboucher sur un suivi et la reconnaissance du rôle que peuvent jouer les réseaux d’anciens.
Cela implique de repenser la place des langues dans les cursus  et de disposer d’une logistique internationale efficace (cellule Europe, dispositif d’accueil des chercheurs étrangers, soutien financier aux projets internationaux) de façon à  augmenter la mobilité entrante et sortante des étudiants (bourses, cellules mobilité, préparation à la mobilité).
Ces dispositifs doivent permettre des partenariats mutuellement profitables avec les collectivités territoriales et les autres établissements du PRES.

L’implication de toutes les catégories de personnels

Les personnels BIATOS sont une pièce maîtresse de la communauté universitaire et participent pleinement à l’accomplissement de toutes les missions de l’Université, notre «maison commune ». Il est plus que regrettable que la loi LRU leur accorde une si faible représentation au CA de l’Université, sans commune mesure avec le rôle majeur qu’ils jouent dans la vie de l’Université. Mais grâce à la mise en place du CTP et à l’harmonisation de son rôle avec celui de la CPE ; la GRH se fixera comme objectif de réduire le fossé entre toutes les catégories de personnels de façon à permettre l'implication et la motivation de tous du début à la fin de la carrière.

L’université citoyenne

L’université n’est pas une tour d’ivoire magiquement isolée de la société. Les savoirs qu’elle produit doivent bénéficier à la société et la politique de diffusion doit être renforcée comme doit être soutenue une politique culturelle.
Elle doit mettre en œuvre les principes du développement durable  (gestion des ressources et des déchets, circulation et transports) et promouvoir l’égalité des chances (égalité hommes/femmes et diversité sociale).

Chacun des points évoqués fait l’objet de développement ci-dessous – il s’agit de chantiers auxquels  sont conviés tous ceux qui partagent le même souci de faire progresser notre université.
 
A. Alcouffe – 28/04/2008
 



 
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